Gauche socialiste
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La Gauche socialiste est un courant du Parti socialiste français fondé en 1988 par Jean-Luc Mélenchon et Julien Dray en réaction à « l'ouverture » du gouvernement de Michel Rocard à des personnalités politiques centristes comme Jean-Marie Rausch ou Jean-Pierre Soisson. Elle prend la suite de la Nouvelle Ecole Socialiste, fondée par les deux mêmes personnalités.
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[modifier] 1991 : Congrès de l'Arche
Dès lors l'action de Marie-Noëlle Lienemann s'inscrit dans le cadre de la Gauche Socialiste. Dans ce congrès qui permet aux socialistes de se rassembler autour d'une remise à jour idéologique, la Gauche Socialiste présente ses premiers textes elle obtient 6% des voix.
Au congrès de Bordeaux , elle a intégré la Gauche Socialiste dont le texte obtient 6% des voix. Au congrès de « La belle alliance » qui insiste sur la stratégie d’union « Rouge, Rose, Verte » recueille 7,26% des voix.
La Gauche socialiste critique la « dérive libérale » du PS. L'aile gauche du PS se renforce en intégrant des personnalités comme Marie-Noëlle Lienemann en 1990 ou Gérard Filoche en 1995.
[modifier] 1997 : Congrès de Brest
Au lendemain de la victoire de la Gauche sur des engagements qu'elle a beaucoup contribué à modeler (emploi des jeunes, 35h, majorité plurielle) , la Gauche Socialiste décide dans un contexte qui ne lui est pas favorable de marquer sa différence sur une question complexe : celle de l’avenir de l’Europe.
La Gauche Socialiste refuse la logique du Traité d’Amsterdam qui grave dans le marbre le pacte de stabilité de rigueur monétaire avec ses conséquences sur la croissance et le chômage. La Gauche Socialiste insiste aussi sur la nécessité d’engager vite et simultanément les 35 heures dans toutes les grandes et petites entreprises privées et publiques. Elle obtient 10,21 % des voix
Des proches prennent le contrôle du syndicat étudiant UNEF-ID, qui comme SOS Racisme servent de pépinière à la formation de jeunes dirigeants. De 1993 à 1995, il participe à la majorité nationale du PS, puis entre dans l'opposition à celle-ci. Partie d'environ 1 % des voix du PS, la Gauche socialiste se renforce au fil des ans jusqu'à peser 13,5 % au congrès de Grenoble en 2000.
[modifier] La Gauche socialiste après 2002
En 2002, la Gauche socialiste éclate après le choc de l'élection présidentielle du 21 avril 2002. Jean-Luc Mélenchon la quitte pour former Nouveau Monde avec Henri Emmanuelli après ses rencontres d'août 2002 à Nantes. La Gauche socialiste est partie prenante de la création du Nouveau parti socialiste avec Arnaud Montebourg fin 2002, mais en avril 2003, un mois avant le Congrès de Dijon, la Gauche socialiste (non suivie par Gérard Filoche et d'autres) rallie la future majorité conduite par François Hollande.
En 2005, suite au référendum du 29 mai et l'annonce du congrès anticipé au Mans, de nouveaux départs sont à noter: Laurence Rossignol (60), Samia Ghali (13), … notamment pour la motion Rassembler à Gauche de Laurent Fabius.
[modifier] Motions en Congrès du MJS
Gauche Socialiste a proposé avec Utopia, ERASME, et Justice la Motion C "Pour un avenir à gauche, redonnons l'espoir" qui a recueillit 12% des votes au Congrès de Paris (2005) du MJS.
[modifier] Associations proches
Plusieurs animateurs de la Gauche Socialiste ont fait leurs premières armes dans SOS Racisme, l'UEJF, et la FIDL, associations sur lesquelles l'action politique de la GS est perceptible. L'éclatement de la GS ne sera d'ailleurs pas sans répercussion sur la vie interne de ces mouvements.